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Qu'est-ce Que L'intimidation

Beaucoup d’enfants savent bien ce qu’est l’intimidation, car ils en sont témoins tous les jours! L’intimidation se produit lorsqu’un personne fait mal ou fait peur à un autre volontairement, et que la personne intimidée a du mal à se défendre. C’est pourquoi tout le monde doit faire sa part pour y mettre fin.
Il ne faut pas intimider! C’est un comportement qui fait peur à la personne intimidée ou qui la met mal à l’aise. Les jeunes s’intimident les uns les autres de toutes sortes de façons, même s’ils ne s’en rendent pas compte sur le moment. En voici quelques-unes :

Frapper, bousculer et autres actes qui font physiquement mal à la personne
Faire circuler des rumeurs négatives sur une personne
Tenir certaines personnes à l’écart du groupe
Taquiner une personne de façon méchante
Pousser des personnes à s’unir contre une autre
Les quatre types d’intimidation les plus communs sont :

Intimidation verbale - insultes, sarcasme, taquinerie, rumeurs, menaces, références négatives à la culture, l’ethnicité, la race, la religion, le genre ou l’orientation sexuelle d’une personne, et les commentaires sexuels indésirables.

Intimidation sociale – menacer une personne en groupe, en faire un bouc émissaire, exclure la personne du groupe, humilier une personne par des gestes publics ou des graffitis destinés à l’abaisser.

Intimidation physique – frapper, pousser du doigt, pincer, poursuivre, bousculer, forcer une personne, détruire ou voler ses biens, la toucher sexuellement de façon indésirable.

Intimidation en ligne – utiliser l’Internet ou la messagerie texte pour intimider ou déprécier une personne, se moquer d’elle ou encore faire circuler des rumeurs à son sujet.

Quels sont les effets de l’intimidation?
L’intimidation trouble et dérange. À cause de l’intimidation, les enfants peuvent se sentir solitaires, malheureux et effrayés. Ils peuvent ne pas se sentir en sécurité. Ils peuvent penser que le problème vient d’eux. Ils peuvent perdre confiance en eux-mêmes et ne plus vouloir aller à l’école. L’intimidation peut même les rendre malades.

Il y a des gens qui pensent que l’intimidation est un phénomène normal pour un jeune qui grandit, et qu’elle peut lui apprendre à se défendre et à tenir leur place. Mais l’intimidation peut avoir des conséquences physiques et psychologiques durables, telles que :

Retrait des activités familiales et scolaires, désir d’être seul
Timidité
Maux de ventre
Maux de tête
Crise de panique
Ne pas pouvoir dormir
Dormir trop longtemps
Épuisement
Cauchemars

Si l’intimidation se poursuit, elle affecte également les spectateurs, de même que l’intimidateur. Les spectateurs craignent de devenir la prochaine victime. Même s’ils ont de la peine pour la personne intimidée, ils ne veulent pas s’en mêler, pour se protéger et parce qu’ils ne sont pas très sûrs de pouvoir faire quelque chose.

Les enfants qui apprennent qu’ils peuvent recourir à la violence sans que cela ait de conséquences continuent à le faire à l’âge adulte. Ils ont plus de risques de se retrouver dans des situations de violence de couple, de harcèlement sexuel et de comportement criminel plus tard dans leur vie.

L’intimidation peut avoir un effet sur l’apprentissage
Le stress et l’anxiété causés par l’intimidation et le harcèlement peuvent rendre l’apprentissage plus difficile aux enfants. Ils peuvent avoir de la difficulté à se concentrer et à rester attentifs, ce qui va les empêcher de retenir ce qu’ils ont appris.

L’intimidation peut conduire à des préoccupations plus graves
L’intimidation est douloureuse et humiliante, et les enfants qui subissent l’intimidation se sentent gênés, maltraités et honteux. Si la douleur demeure, l’intimidation peut même les conduire à envisager le suicide ou un comportement violent.

L’intimidation est-elle courante?
Environ un enfant sur 10 en a intimidé d’autres. Près de 25 % des enfants de quatrième à sixième année primaire ont été victimes d’intimidation. Une étude de 2004 parue dans la revue médicale Journal of Pediatrics conclut qu’un enfant canadien âgé de 11 à 16 ans sur sept a été victime d’intimidation. Les études démontrent que l’intimidation se produit toutes les sept minutes sur le terrain de jeu et toutes les 25 minutes en classe.
Dans la majorité des cas, l’intimidation cesse dans les 10 secondes lorsque les pairs interviennent ou ne soutiennent pas le comportement d’intimidation.

Les étudiants sont le plus vulnérables à l’intimidation lors des transitions, de l’élémentaire au secondaire, et du premier cycle du secondaire au deuxième.

Une supervision accrue signifie moins d’intimidation. Les intimidateurs arrêtent lorsque des adultes sont présents.

Quels sont les mythes à propos de l’intimidation?
Mythe 1 – « Les enfants doivent apprendre à se défendre par eux-mêmes et à tenir leur place. »
Réalité – Un enfant qui trouve le courage de se plaindre d’avoir été intimidé est en train de vous dire qu’il a essayé et qu’il ne parvient pas à faire face à la situation tout seul. Traitez sa plainte comme un appel au secours. En plus de lui offrir du soutien, il peut être utile d’offrir à l’enfant de la formation en résolution de problèmes et de la formation à l’affirmation de la personnalité pour l’aider à affronter les situations difficiles.

Mythe 2 – « L’enfant qui est frappé devrait frapper à son tour, mais plus fort. »
Réalité – Cela peut causer de sérieux dommages. Les intimidateurs sont souvent plus grands et plus forts que leurs victimes. De plus, cela donne aux enfants l’impression que le recours à la violence est une façon légitime de résoudre les problèmes. Les enfants apprennent à intimider en voyant les adultes utiliser leur pouvoir à des fins d’agression. Les adultes ont l’occasion de donner le bon exemple en apprenant aux enfants comment résoudre les problèmes en utilisant leur pouvoir de la bonne façon.

Mythe 3 – « Cela forme le caractère. »
Réalité – Un enfant qui est victime d’intimidation de façon répétée perd son estime de soi et ne fait pas confiance aux autres. L’intimidation endommage la façon dont la personne se perçoit.

Mythe 4 – « Les coups peuvent me faire mal, mais les paroles ne m’atteignent pas. »
Réalité – Les insultes peuvent vous marquer pour la vie.

Mythe 5 – « Ce n’est pas de l’intimidation, ce sont juste des taquineries. »
Réalité – La moquerie malveillante blesse, et elle ne doit pas être tolérée.

Mythe 6 – « Il y a toujours eu de l’intimidation et il y en aura toujours. »
Réalité – Si nous travaillons tous ensemble, parents, professeurs et étudiants, nous avons le pouvoir de faire changer les choses et de créer un meilleur avenir pour nos enfants. Une des plus grandes expertes du domaine, Shelley Hymel, déclare : « Il faut toute une nation pour changer une culture. » Travaillons ensemble à changer les attitudes sur l’intimidation. Après tout, l’intimidation n’est pas une question disciplinaire, elle est une occasion d’enseigner quelque chose.

Mythe 7 – « Les enfants seront toujours des enfants. »
Réalité – L’intimidation est un comportement qui s’apprend. Les enfants peuvent être en train d’imiter un comportement violent qu’ils ont vu à la télévision, au cinéma ou à la maison. La recherche démontre que 93 % des jeux vidéos récompensent un comportement violent. On découvre également que 25 % des garçons de 12 à 17 ans visitent régulièrement des sites Internet de sang et de haine, mais que les cours de compréhension des médias réduisent la consommation de violence en ligne de la part des garçons, ainsi que leur violence sur le terrain de jeu. Il est important pour les adultes de discuter la violence dans les médias avec les jeunes afin qu’ils apprennent à la voir et à la comprendre en contexte. Il faut se concentrer sur le changement des attitudes vis-à-vis de la violence.


Source : Gouvernement de l’Alberta